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Pucerons

Pucerons JNO, la lutte commence dès les semis !

Pucerons, maladies et autres ravageurs…. S’attaquent à nos céréales.

Il existe différentes espèces de pucerons (Rhopalosiphum padi, Sitobion avenae, Rhopalosiphum maidis, Schizaphis graminum, Metopolophium dirhodum…) ils sont capables de transmettre des virus de la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). Nous ne voulons pas revivre la situation de 2019 : difficultés de semis des céréales, pression forte des pucerons, dégât de la jaunisse… Pour cela, soyons prêts et valorisons les enseignements sur la gestion du risque pucerons et JNO du dernier automne. Il faut lutter contre ces virus avant que la plante soit infectée. La lutte repose donc sur des techniques culturales préventives et sur la lutte insecticide en végétation, à positionner au bon moment.

Bien retenir les facteurs de risque !

Les pucerons peuvent trouver une quantité de cachettes pour se reproduire et se protéger. C’est pourquoi il faut faire attentions aux zones dites à risque. Notamment près des haies ou de réservoirs potentiels tels que des bandes enherbées, jachères, maïs, mais aussi les repousses de graminées dans le champ. C’est près de ces zones qu’il va falloir ouvrir l’œil et évaluer le niveau de pression.

 

Mieux le connaître pour mieux le vaincre !

Les pucerons sont des insectes conditionnés par le climat. Les températures exercent une influence importante sur leur activité. Leur multiplication est favorisée par des températures élevées. C’est pourquoi il faut retenir certains seuils, qui nous permettront de déterminer les périodes où il faudra redoubler de vigilance.

A partir de 12°C environ, les pucerons ailés peuvent reprendre le vol. Une migration vers des parcelles dépourvues de colonies est ainsi possible. Avec des températures inférieures à 3°C, les pucerons ne sont pas actifs mais ils peuvent survivre ! Le seuil de mortalité significative est bien plus bas : entre -5 et -12°C en fonction des espèces. De plus, les précipitations peuvent limiter les nouvelles arrivées d’ailés dans la parcelle, elles affectent peu la prolifération et la dissémination des pucerons si les températures restent douces.

 

Pour les repérer ? Surveillez dès la levée des céréales !

Pour protéger les céréales contre la JNO il faut viser les pucerons vecteurs de virus. Les traitements insecticides en végétation agissent par contact et s’appliquent en présence des insectes sur les plantes. Il est alors indispensable d’être très vigilant à l’automne, dès le semis pour décider d’un traitement.

 

Comment les repérer ?

Il faut observer, dès la levée, regardez des séries de plants, comptez le nombre de pieds hébergeant des pucerons afin de déterminer le pourcentage d’infestation. Afin d’évaluer au mieux le risque, il est recommandé de vérifier les plants positionnés près de zones à risques (haies, bordures, maïs…). Également, profitez d’un temps favorable à leurs sorties afin d’être certain de les apercevoir.

Il existe également des cuvettes jaunes, ou plaques autocollantes, elles vous permettront d’avoir une idée de la quantité de pucerons ailés à proximité de la parcelle. Cela reste un outil d’alerte qui vous aidera à adapter votre surveillance sur la plante.

Des solutions efficaces mais pas suffisamment mises en œuvre !

La protection contre la JNO ne se fait plus au semis depuis le retrait du traitement de semences à base d’imidaclopride, mais il existe encore des solutions pour protéger efficacement les céréales à paille contre cette virose. Qu’il s’agisse de la tolérance variétale en orge d’hiver ou de la lutte insecticide à l’aide d’une application d’un produit de la famille des pyréthrinoïdes, ces solutions ont confirmé leur intérêt technique dans les essais réalisés par Arvalis en 2019-2020.

Pour plus d’infos 

 

Quand faut-il traiter ?

La date de traitement ne doit pas être définie en fonction d’un stade de développement de la culture ou d’une date prédéfinie. Seules les observations réalisées dans la culture, et la détection des infestations, permettent de déclencher le traitement au bon moment, que ce soit pour la première intervention ou pour son éventuel renouvellement.

– intervenir si la fréquence de plantes habitées par au moins un puceron est supérieur à 10 %,

Ou

– intervenir si des pucerons sont observés plus de 10 jours, quelle que soit la fréquence de plantes habitées, afin d’endiguer la colonisation de la parcelle.

 

quel Insecticide choisir ? 

le lambdastar ®

Les insecticides à base de lambda-cyhalothrine figurent parmi les pyréthrinoïdes les plus efficaces pour lutter contre les ravageurs d’automne.

-Une action choc immédiate et une longue durée d’action

-Compatible avec une large gamme d’herbicides et de fongicides

-Une formulation en micro-capsules, limitant les risques d’irritation pour l’applicateur et optimisant la libération de la substance active sur la feuille*

 

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